Le drame de
l'hopital Saint Vincent de Paul suscite la polémique et dépasse les frontières du monde médical. Si une erreur d'administration médicamenteuse est à l'origine de l'irréparable, il n'empêche qu'il
met en exergue la faillite de l'organisation des services de santé. Un phénomène qui, malheureusement ne date pas que d'aujourd'hui. Si la démission de la Ministre de la Santé est réclamée par
certains, elle est néanmoins justifiée. Roselyne BACHELOT, comme sa consoeur, Georgina Dufoix, est responsable mais pas coupable. Incapable de réorganiser avec autorité et intelligence les services
médicaux français, le ministre de tutelle doit faire un autre métier. Une réforme profonde est à mettre en oeuvre, elle passe par un retour aux responsabilités à savoir que lorsque l'on est médecin
en service hospitalier, il n'y a pas de différences pathologiques que l'on soit un jour de semaine ou un jour férié. L'effectif du personnel hospitalier doit rester le même, peu importe la période
de l'année. Le service minimum ne doit pas exister dans les professions appelées à sauver des vies.C'est comme si on devait autoriser les pompiers à se mettre au vert en période de fêtes, les
militaires en permission en période de guerre et les cuistots en congé en pérdiode de coup de feu. Il y a des métiers, certes, qui présentent certaines contraintes, mais si on les refuse, il
faut en changer. Bientôt les curés refuseront de célébrer la messe de minuit au prétexte qu'eux aussi ont le droit de congés fériés. Tiens, qui a parlé de travailler le dimanche ?
François-Karl SAINT MARTIN