Le président de la
République annonce le mariage de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire. Le curé
de l'Elysée a, pour parole d'évangile, de faire croire à des jours meilleurs pour ces deux institutions championnes de France des saisies immobilières et mobilières. Le couple de
faillitaire amène, chacun en ce qui le concerne, dans son contrat de mariage , un trou financier colossal dont les tribunaux de Commerce ont fait mine d'ignorer. Une moindre entreprise se
serait retrouvée, en pareil cas, flanquée d' une floppée de fossoyeurs d'entreprises, d'huissiers de justice et de commissaires priseurs. C'est l'Opéra de Casse noisettes qui se veut le plus
impopulaire de l'année et l'on comprend pourquoi le commun des mortels a une sainte envie d'envoyer son banquier en pénitence.
Comme toute entreprise, la Caisse d'Epargne et la Banque Populaire ne peuvent jouir de traitement de faveur. L'intérêt collectif commande la liquidation judiciaire pure et simple de ces
établissements dont la gestion opaque met aujourd'hui au grand jour l'incompétence de leurs dirigeants successifs. L'abbé Sarkozy devrait se rappeler ses confessions récentes : "lorsque des fautes
sont commises, il doit y avoir des sanctions !"